LA CONSULTATION AU CABINET
Tout acte technique, même
parfaitement réalisé, ne peut suffire à lui
seul et se doit d'être le prolongement d'une prise en compte
du patient dans toute sa dimension humaine.
Tout commence donc par la consultation
qui est, pour le praticien, une étape des plus importantes,
l'instant privilégié où il peut le mieux écouter,
rassurer et informer ses patients. N'oublions pas que ces derniers,
avant d'arriver jusqu'à lui, ont bien souvent mené
un véritable parcours du combattant.
Beaucoup d'entre eux ont déjà
entrepris toute une recherche d'information. Lecture d'articles
dans la presse, émissions de radio ou de télévision,
recherche sur internet sont autant de moyens qu'ils utilisent pour
disposer rapidement d'une information, ce qui leur permet de se
faire une première idée sur la question. Mais, rapidement,
la recherche devient plus ciblée et, surtout, plus personnelle.
Certains se renseignent auprès de leurs amis qui ont déjà
eu recours à la chirurgie capillaire. D'autres interrogent
les corporations professionnelles ou leur médecin traitant.
D'autres encore prennent conseil auprès de leur coiffeur.
D'autres enfin, avant de se décider, consultent plusieurs
spécialistes reconnus pour leur compétence dans cette
discipline. Cette démarche est donc individuelle, chacun
suivant le chemin qui lui convient le mieux.
Contrairement à ce que
l'on pourrait imaginer, la décision de consulter n'est pas
toujours facile à prendre, car elle conduit fatalement à
dévoiler, au départ, à une personne étrangère,
une parcelle de son intimité. Cela implique que le jour où
cette ren¬contre se produira, patient et médecin auront
beaucoup de choses à se dire et qu'il faudra pour cela prendre
du temps, parfois beaucoup de temps, et le consacrer à trois
grandes étapes informatives.
Tout d'abord, il faut prendre
du temps pour mettre à jour toutes les informations relatives
aux antécédents médicaux et chirurgicaux, mais
aussi aux antécédents familiaux de la calvitie.
Il faut ensuite se pencher sur
l'histoire personnelle de la chute de cheveux du patient et identifier,
outre la date d'apparition, les éventuels facteurs ayant
déclenché cette chute, les traitements suivis ou les
interventions déjà subies. Enfin, il faut aussi prévoir
du temps pour donner des explications ou répondre aux questions
sur la transplantation de cheveux, sur ses avantages et ses inconvénients,
sur la mise en place d'une stratégie et sur les coûts
de cette opération.
Pour finir, le médecin
doit consacrer tout le temps nécessaire pour donner des explications
sur la technique et sur la mise en place d'une stratégie
à court, à moyen ou à long terme, mais aussi
pour répondre à des questions diverses, telles que
ses avantages, ses inconvénients, les complications possibles
et, bien sûr, le coût d'une telle intervention.
C'est ainsi que doit se concevoir
une consultation à l'issue de laquelle le médecin
pourra être certain que son patient a bien reçu de
lui l'attention qu'il mérite, avec tout ce que cela implique
d'informations nécessaires à sa réflexion.
Ainsi, le patient ne peut pas être l'objet de surprise ou
de déception quant aux résultats, si le discours de
son praticien se fonde sur des propos réalistes et non pas
sur un discours qui laisserait espérer on ne sait quel miracle.
Plus encore, il n'y aura pour le patient que joie, satisfaction
et bonheur lorsqu'il constatera que les résultats dépassent
finalement, et souvent de loin, les prévisions qui avaient
été établies au départ.
Ce type d'intervention peut
se dérouler en clinique, mais également dans un établissement
de type plateau technique mis à la disposition des médecins,
à partir du moment où celui ci répond aux normes
légales d'hygiène, d'accueil et de sécurité.
L'expérience ce type de pratique médicale rappelle
tous les jours que les patients sont d'autant plus en confiance
qu'ils se sentent entourés et protégés par
des structures rassurantes.
Les hommes, à qui cette
technique s'adresse en priorité, ont la particularité
d'être beaucoup plus angoissés que les femmes lorsqu'il
s'agit d'avoir recours à la médecine ou à la
chirurgie; il faut donc les rassurer davantage; ce type d'environnement
y contribue largement, même s'il peut paraître excessif,
tant l'acte est léger en lui même.
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