TOUT SUR LA MICROTRANSPLANTATION DE CHEVEUX

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La technique des micro-greffes de cheveux

 


Unités folliculaires

Unités folliculaires à la loupe

 

Implantation cheveux 45°

 

 

Implantation cheveux tourbillon naturel

LES CLINIQUES DU CHEVEU
Les cliniques du cheveu regrouppent des établissements médicaux à la pointe de la technique des micro-transplantations de cheveux.

 

LACLINIC, Montreux (Suisse)
Shapiro Medical Group (USA)
Seager Hair Transplant Center (Canada)





































LA TECHNIQUE DE TRANSPLANTATION

Depuis les années 1930, de nombreux chercheurs ont fait progresser diverses techniques de transplantation capillaire. Mais c'est seulement au début des années 1990 que cette discipline a franchi une étape décisive et s'est dotée de véritables lettres de noblesse. C'est également au début de ces mêmes années que fut créé l'International Society of Hair Restoration Surgery, une société américaine de référence qui compte à ce jour près de 700 membres parmi les plus éminents, répartis dans 37 pays. Pour mieux saisir les différentes facettes de cette révolution, un bref retour en arrière s'impose, permettant au lecteur de mieux mesurer les avancées accomplies au fil des ans.

Il y a quelques décennies, une image s'imposait: celle d'un homme flanqué, sur le dessus du crâne ou, pire encore, en plein milieu du front, de petites touffes de cheveux qui lui donnaient l'aspect, très inesthétique, du classique champ de poireaux ou, encore, d'une tête dotée de cheveux de poupée.

Le procédé de transplantation consistait, à l'époque, à prélever, au moyen de petits instruments circulaires et tranchants, de multiples « carottes > de cuir chevelu de quatre ou cinq millimètres de diamètre ou plus dans la région de la couronne située derrière les oreilles ou plus bas vers la nuque. Chacun de ces fragments de peau, qui pouvaient contenir jusqu'à 15 ou 20 cheveux, était alors immédiatement réimplanté sur la région dégarnie, sans précautions particulières.

Hormis le petit nombre d'implants posés à chaque séance, et donc la nécessité de répéter les séances un très grand nombre de fois pour couvrir efficacement une zone, le moins que l'on puisse dire c'est que les résultats esthétiques laissaient plus qu'à désirer, tant au niveau de la bordure frontale que de la zone du prélèvement. Cette dernière était d'ailleurs criblée d'autant de petites cicatrices circulaires que de greffons prélevés, donnant au cuir chevelu un aspect mité des plus curieux.

Cela étant dit, il importe de mentionner certaines exceptions à la règle, ce qui confirme qu'il y a toujours à apprendre du passé, y compris d'une technique considérée comme dépassée. Certains patients présentent en effet des résultats malgré tout très intéressants, et ce, malgré les vieilles méthodes employées. En général, il s'agit de patients avec des cheveux fins et de couleur claire capables de supporter des greffons composés de plus de un à quatre cheveux. Il en va tout autrement pour les patients aux cheveux noirs et épais. L'implant est alors beaucoup plus gros et le patient ne peut se coiffer en arrière sans que la bordure frontale ne se voie comme le nez au milieu de la figure.

Il est encore plus curieux de constater que même dans les cas où les résultats sont mauvais, la majorité de ces patients, pionniers de la greffe, se satisfont du travail effectué. Se sont ils habitués à leur aspect? Avec le temps, ont ils réussi à s'accepter et à se faire une raison? Ou tout simplement s'aiment ils davantage avec des cheveux grossièrement implantés plutôt que sans cheveux du tout? Sans doute est ce un peu tout cela à la fois.

Enfin, en ce qui a trait au déroulement et aux suites de cette intervention telle qu'elle se pratiquait dans le passé, le souvenir qui prévaut est, en général, celui d'une intervention douloureuse, provoquant de l'inconfort et nécessitant de garder un pansement pendant de nombreux jours, avec interdiction d'effectuer son premier shampooing avant une ou deux semaines.

Ce bref rappel suffit à lui seul à confirmer sans l'ombre d'une quelconque prétention qu'aujourd'hui n'est plus hier. Et dans le domaine de la transplantation des cheveux, il ne s'agit pas d'une simple évolution, mais bel et bien d'une révolution.

En effet, ces 10 dernières années ont permis aux experts de progresser comme ils ne l'avaient jamais fait auparavant. S'il fallait trouver une explication à cette progression, il semble qu'elle réside essentiellement dans l'intérêt croissant des médecins et des chirurgiens esthétiques pour cette discipline. Il y a davantage de praticiens, donc davantage de progrès et donc, davantage de patients, permettant, par l'observation des résultats obtenus, d'affiner encore et toujours cette technique.

La transplantation aujourd'hui

Qu'en est il exactement de cette microgreffe ou, mieux encore, de cette microtransplantation, terme qu'on utilise aujourd'hui pour parler de la transplantation des cheveux?

La réponse tient en fait dans le terme « micro > . Ce qui était hier technique de base est devenu technique de pointe; ce qui était « gros » est devenu « micro ». Une explication s'impose ici!

La technique de transplantation des cheveux implique la mise en oeuvre de trois opérations successives: le prélèvement, la découpe des implants et la transplantation, le tout réalisé en seulement une demi journée.

Tout d'abord, le prélèvement ou récolte des cheveux consiste à prélever sous anesthésie locale une fine bandelette de cuir chevelu, au plus bas de la couronne, au niveau des cheveux les plus définitifs. La taille du prélèvement varie en fonction du travail à effectuer, c'est à dire de la surface chauve à combler. Elle est en moyenne de i à 1,2 cm de large sur 10 à 12 cm de long, suivant le cas. Néanmoins, dans le cas de très grandes calvities, le prélèvement peut atteindre 25 cm de long ou plus et s'étendre d'une oreille à l'autre, Il n'est pas rare, alors, d'obtenir un nombre d'implants supérieur ou égal à 1000. Ce livre reprendra plus tard cette question du nombre d'implants, car les patients la posent systématiquement, et elle mérite une réponse claire et précise, d'autant plus qu'un plus grand nombre d'implants ne signifie pas obligatoirement un plus grand nombre de cheveux implantés.

Une fois le prélèvement réalisé, la perte de substance cutanée est traitée. Pour ce "aire, il faut réaliser une suture au moyen d'un fil résorbable, ce qui évite au patient le désagrément d'avoir à consulter à nouveau pour l'ablation des fils. À l'endroit de cette suture, quelques semaines plus tard, apparaît une fine cicatrice perdue au milieu des cheveux, la plupart du temps parfaitement indécelable.

La deuxième étape consiste en la préparation des implants. Une fois cette bandelette prélevée, elle est découpée en plusieurs fragments de quelques centimètres chacune, puis redécoupée en de multiples fragments d'une taille inférieure ou égale au millimètre. Selon la taille et le nombre de cheveux contenus dans chacun de ces fragments, il s'agit de Inini ou de micro implants. Un mini implant contient entre trois et quatre cheveux; un micro implant, entre un et deux cheveux.

Ce travail, que l'on pourrait comparer au travail des diamantaires, est réalisé par des assistantes spécialement formées, dont la compétence, au même titre que celle du praticien, conditionne le succès de l'entreprise.

À ce niveau, une observation s'impose. En effet, si l'on étudie, sous un fort grossissement, la disposition des cheveux sur le crâne, on constate qu'ils se répartissent naturellement en groupements de un, deux, trois ou quatre cheveux. En pratique, cela veut dire qu'ils émergent, non pas, comme nous poumons le croire, de façon isolée, mais par bouquets qui empruntent le même orifice.

Lors de la découpe de la bandelette, on retrouve la même organisation sous forme d'innombrables groupements. Chacun de ces groupements forme ce que l'on appelle l'unité folliculaire, dont la lésion, selon certaines études, pourrait contrarier de façon non négligeable la qualité de la repousse.

En utilisant un discours imagé, il est possible de comparer ces unités folliculaires à des familles. Chacune de ces familles est constituée, par exemple, d'un célibataire (pour les implants de un cheveu), d'un couple (pour les implants de deux cheveux), d'un couple avec enfants (pour les implants de trois ou quatre cheveux). Ainsi, le principe adopté par une grande majorité de spécialistes dans le monde est que "'on ne doit pas séparer des familles unies". Pour ce faire, l'utilisation d'appareils de fort grossissement, comme par exemple le microscope ou la loupe binoculaire, devrait grandement faciliter le travail des assistantes.

En clair, les chercheurs recommandent de ne pas chercher à obtenir deux implants de deux cheveux chacun, à partir d'une unité folliculaire contenant quatre cheveux, puisque cela aurait pour conséquence d'isoler un couple de ses deux enfants, ces derniers devenant par la force des choses deux orphelins, donc plus fragiles.

Les cheveux, séparés artificiellement de la famille à laquelle ils appartiennent, seraient en effet coupés d'un système complexe de glandes, appelées glandes sébacées, dont la preuve est aujourd'hui faite qu'elles participent à leur bonne croissance, et que ce système ne doit être altéré sous aucun prétexte.

Tout en approuvant totalement ce point de vue, il importe de le compléter en ajoutant que dans le cas de zones donneuses de faible densité comportant un très grand nombre de cheveux isolés, il faut au contraire les réunir, afin d'obtenir un plus grand nombre d'implants de deux ou trois cheveux, indispensables à l'obtention d'une densité suffisante. Ce travail, d'une infinie délicatesse, est long et laborieux pour toute l'équipe médicale, et ne peut trouver son application que dans une structure dotée de tous les moyens techniques et humains nécessaires.

Il faut donc insister sur le rôle capital que jouent les assistantes, plus particulièrement durant l'étape de « façonnage » des implants, où il leur faut user de tout leur talent pour, dans un premier temps, préserver et, dans un deuxième temps, restituer l'organisation décidée par la nature. Une fois de plus, cette notion d'équipe s'impose à tout praticien qui souhaite se lancer dans la transplantation de cheveux de haut niveau. La microtransplantation de cheveux ne peut se réaliser tout seul dans son cabinet; seule l'action concertée d'une équipe compétente et organisée, constituée de talents complémentaires, est garante de la qualité des résultats et du confort pour le patient.

La troisième étape est celle de l'implantation. Après avoir réalisé une anesthésie locale au niveau de la région destinée à être greffée, c'est au moyen d'instruments de microchirurgie que le médecin ou le chirurgien réalise ses micro incisions. Celles ci peuvent prendre la forme de petits trous ou de petites fentes selon les cas à traiter, et selon les habitudes de chacun.

La technique des minis ou des microfentes permet de réaliser des implantations dans des localisations encore chevelues, sans risquer d'abîmer les bulbes des cheveux restants, au contraire des minis ou microtrous qui, eux, risquent de détruire des bulbes encore sains.

Quel que soit le type de calvitie, l'utilisation de la technique des microfentes est préférable, car elle pennes, entre autres, de rapprocher les implants le plus possible les uns des autres.

Mille incisions ou plus peuvent être réalisées lors d'une seule séance. Les cheveux sont alors réimplantés dans le même sens qu'à l'origine, dans un axe de 45°, et selon une orientation en éventail pour la région frontale, ou en rayons de roue pour la tonsure. Cette dernière s'étale à partir d'un point central, appelé le tourbillon, point de départ de tous les cheveux qui, s'il n'existe plus, est lui aussi reconstitué.

À ce moment de l'intervention, le praticien, après avoir été à la pêche aux cheveux lors du prélèvement, endosse l'habit du jardinier high tech cultivant son jardin.

Le terrain ayant été bien préparé, l'étape ultime consiste dans la transplantation proprement dite d'implants. Cette dernière étape relève à la fois des compétences du médecin et des assistantes qui, une fois encore, ont été spécialement formées à insérer les implants dans les petites niches préalablement réalisées. Cette dernière étape nécessite un grand savoirfaire, alliant vitesse et dextérité, et ne supporte aucune improvisation, d'autant plus qu'il s'agit du traitement de grandes calvities, où un nombre considérable d'implants doit être transplanté en un minimum de temps.

Ne perdons jamais de vue que cet acte se déroule sous anesthésie locale et qu'il faut agir en tenant compte des limites du temps d'action des produits anesthésiques. Rappelons enfin que les trois étapes, prélèvement, préparation des implants et implantation, se réalisent dans le même temps opératoire et que la durée moyenne d'une longue séance est de quatre heures.

Outre d'excellents résultats, il faut préciser, au chapitre des modalités opératoires, qu'à l'opposé des méthodes d'hier, cette intervention est devenue parfaitement indolore et permet au patient de repartir dans l'heure qui suit la fin de la séance sans devoir afficher le moindre pansement. Il peut effectuer son premier shampooing dans les 48 heures qui suivant l'intervention, au rythme d'un shampooing tous les jours ou tous les deux jours, jusqu'à cicatrisation définitive, ce qui prend 15 jours en moyenne.

Au travers de cet exposé certes un peu technique, il apparaît bien que cet acte indolore et d'une très grande légèreté pour le patient nécessite, en coulisses, une grande organisation. Ainsi, il ne semble pas envisageable de s'attaquer à de grosses stratégies de reconstruction sans un minimum de deux ou trois assistantes qui peuvent se relayer et se contrôler mutuellement dans l'exercice de leur art.

Le médecin est quant à lui seul responsable à bord et seul habilité à réaliser sur le patient les actes chirurgicaux ou d'injection de produits. Tel un chef d'orchestre au milieu de ses musiciens, il veille, dans un souci de perfection, à ce que la partition de toutes et tous soit parfaitement jouée. Il découle alors de ce travail d'équipe un profond respect des uns envers les autres, et donc un climat de calme et de sérénité qui ne pourra que contribuer à la tranquillité du patient.


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