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LE LASER ET LA TRANSPLANTATION DE CHEVEUX
Il est certaines avancées
technologiques, le laser en est une, dont la seule évocation
suffit à persuader les patients qu'il existe désormais
un traitement aux vertus magiques, capable de tout. S'il est vrai
que ces dernières années le rayonnement laser a pu
révolutionner le traitement de nombreuses pathologies, entre
autres, en O.R.L., en ophtalmologie, en neurologie, ou, plus récemment,
permettre des avancées capitales dans le domaine de la dermatologie
ou de l'esthétique, il n'en est pas moins vrai que laser
n'est pas synonyme de progrès dans toutes les disciplines,
notamment dans la hirurgie des implants capillaires, où il
lui reste à prouver son efficacité.
Très peu nombreuses aujourd'hui
sont les équipes qui utilisent cette technologie dans ce
domaine, et ce, en raison des résultats peu probants, voire
décourageants, publiés dans es différentes
revues scientifiques de médecine et de chirurgie dermatologique.
Plusieurs raisons expliquent
ces mauvais résultats. La première et, semble t il,
la plus importante, a trait au phénomène de carbonisation
par le rayon du réseau vasculaire sous cutané, indispensable
à (oxygénation des tissus et des follicules pileux.
En d'autres tenues, les lasers, selon leur type, provoquent plus
ou moins de dommages thermiques qui ont pour conséquence,
non seulement d'assécher les tissus au point de (impact du
faisceau, mais aussi d'assécher les tissus avoisinants par
mécanisme de diffusion de la chaleur. Certains auteurs ont
même décrit que le laser détruisait les cheveux
sains avoisinants, dans le cas d'une implantation en région
clairsemée.
Quoi qu'en disent quelques rares
irréductibles qui vantent les mérites d'une intervention
sans saignement ou presque, aux croûtes plus discrètes
et au taux de repousse comparable à la méthode traditionnelle,
l'utilisation du laser n'est pas, loin s'es faut, une panacée.
C'est en tout cas ce que pense l'immense majorité des plus
grand spécialistes dans le monde qui ont condamné
son utilisation, tant que cette technique n'aura pas su faire la
preuve de résultats cliniques supérieurs et significatifs.
Il n'en reste pas moins que
cette technologie est tout de même à prendre en considération
et qu'elle pourrait bien apporter un réel progrès
à la discipline au cours des prochaines années.
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