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LES PRINCIPES DE BASE DE LA TRANSPLANTATION DE CHEVEUX
Quatre
grands principes servent de fondements à la transplantation
des cheveux. Ils sont relatifs à la sélection et la
motivation des patients, à l'information objective qui leur
est transmise et à la gestion temporelle de la calvitie.
La
sélection des patients
L'indication de transplantation
capillaire dépend de la prise en compte de plusieurs paramètres,
tels les antécédents familiaux de la calvitie, l'âge
du patient, l'étendue de la calvitie et la qualité
de la zone donneuse, la souplesse du cuir chevelu, la couleur et
la tex texture des cheveux.
Il est important pour le médecin
de se renseigner sur les antécédents familiaux de
calvitie afin d'établir le stade d'évolution de celle
ci chez les différents ascendants. Cette vue d'ensemble,
tant du point de vue maternel que paternel lui permet, en plus de
l'examen de son patient, de prévoir une meilleure gestion
dans le temps de ses actes et de déterminer avec le plus
de sécurité possible le positionnement de la future
bordure frontale, dans le cas d'une calvitie de la région
antérieure du crâne.
L'âge du patient est bien
sûr un élément essentiel à prendre en
considération, et il est une règle d'or à respecter:
plus l'homme ou la femme sont jeunes, plus l'indication doit être
portée avec rigueur, en prenant en considération le
long terme et non pas le court terme. C'est pourquoi, sachant qu'un
petit dégarnissement deviendra souvent une grande calvitie
dans les années à venir, il faut certes gérer
le présent, mais toujours en pensant à l'avenir, particulièrement
pour ce type de chirurgie esthétique.
Il est désormais possible
de traiter des calvities sévères, à la condition
expresse que la densité au niveau de la zone donneuse permette
de réaliser le nombre de séances nécessaires
à l'obtention d'un bon résultat esthétique.
Rappelons à ce sujet
que la transplantation ne crée évidemment pas de nouveaux
cheveux. Il s'agit en réalité d'un transfert de cheveux
prélevés avec leurs bulbes et qui seront secondairement
réimplantés et donc redistribués au niveau
de la région chauve ou clairsemée.
La souplesse du cuir chevelu
permet d'effectuer des prélèvements sans traction
excessive sur la peau, favorisant ainsi la phase de cicatrisation.
De plus, une bonne souplesse permet de réaliser des prélèvements
plus larges et moins longs, ce qui a pour conséquence la
création de cicatrices de plus petite taille, et donc la
possibilité de préserver un maximum de zones vierges
en vue de prélèvements ultérieurs, si nécessaires.
Enfin la prise en compte de
la couleur et de la texture du cheveu est déterminante pour
le choix de la taille des implants. Il est important de rappeler
qu'un cheveu foncé absorbe la lumière qui vient se
réfléchir sur le crâne, et souligne l'émergence
du cheveu transplanté, à la différence d'un
cheveu clair (blond, gris, blanc) qui la réfléchit.
En conséquence, afin
de diminuer au maximum l'effet négatif dû à
la lumière, dans le cas de cheveux noirs ou châtains,
il est indispensable de réaliser, au niveau des premières
lignes antérieures, un maximum, voire uniquement de la microtransplantation,
soit un à deux cheveux par implant. Un cheveu clair permet
quant à lui que l'on réalise des micro implants mais
aussi des mini implants, soit trois à quatre cheveux et parfois
plus, selon la localisation. Le choix entre micro implants et mini
implants est également déterminé par la texture
du cheveu, un cheveu fin étant plus propice à supporter
une minitransplantation qu'un cheveu épais.
Enfin, reste à signaler
le cheveu bouclé ou crépu, pour lequel la stratégie
est beaucoup plus simple. Ce cheveu accepte en effet sans problème
des implants d'une taille supérieure à la moyenne,
pour un résultat esthétique et un volume le plus souvent
exceptionnels.
La motivation du patient
La motivation du patient est
indispensable. Il doit impérativement s'agir d'une motivation
personnelle, et non d'une motivation dictée par l'entourage.
II faut également se
méfier et savoir déceler les fausses motivations personnelles.
Par exemple, dans les cas de tendances dépressives où
le patient reporte sur ses cheveux un problème qui finalement
vient d'ailleurs. Dans ce cas, traiter sa calvitie ne résoudra
sûrement en rien son problème de base. Il faut alors
pousser très à fond la discussion, avant de décider
d'un quelconque traitement chirurgical ou médical.
L'information objective
L'information objective doit
être scrupuleusement adressée au patient, même
s'il en coûte parfois de le décevoir. Il faut notamment
lui expliquer que, dans la grande majorité des cas, même
lorsque l'on fait un maximum d'implants dès la première
séance, il sera nécessaire, dans les mois ou les années
qui suivront, de refaire une autre séance, au même
endroit, a fortiori si les cheveux qui lui restent continuent, comme
il est probable, à tomber normalement.
Cette information doit être
livrée au patient dès la première consultation,
avant la mise en route d'une quelconque stratégie, pour la
simple raison que c'est la vérité.
En effet, la perte de cheveux
est évolutive, s'étalant parfois sur des dizaines
d'années. C'est pourquoi une bonne stratégie de transplantation
ne peut se concevoir qu'à long terme, et non à court
terme comme l'imaginent fréquemment les patients plus jeunes.
Il est enfin primordial d'éclairer
le patient sur le volume de cheveux qu'il pourra retrouver, même
après plusieurs séances de greffes. Ce volume ne sera
jamais identique à celui de ses 18 ans, encore moins à
celui obtenu avec un complément capillaire. Un certain éclaircissement
peut persister, plus particulièrement dans les cas de cheveux
très fins, et ce, quoi qu'on fasse. Cette vérité
là doit également être dite.
Ces quelques mises au point
sont importantes, car elles permettent de mieux comprendre les solutions
que les professionnels de l'esthétique sont capables d'apporter
au problème de la perte de cheveux.
Entre merveille et miracle,
il est tout un monde de subtilités, et s'ils ne sont certes
pas des magiciens, les spécialistes peuvent néanmoins
faire beaucoup pour celui ou celle qui le leur demande, par exemple
en recréant, grâce à leur savoir faire, une
implantation parfaitement naturelle, constituée de cheveux
vivants et définitifs. Dans la seconde par¬tie de cet
ouvrage, les photographies et les témoignages démontrent
à quel point cette intervention est positive à tous
points de vue.
La gestion de la calvitie
selon l'âge du patient
Enfin, il est une règle
impérative qui vaut essentiellement pour l'homme jeune, entre
20 et 35 ans, voire 40 ans: faire ce qu'il faut, ne pas en faire
trop, mais faire le maximum quand même. C'est là tout
un programme!
Au risque de se répéter,
la calvitie peut s'aggraver avec le temps. C'est la raison pour
laquelle les cheveux doivent être économisés
et la ligne frontale bien pensée.
A partir de 45 50 ans, il n'est
pas rare que la calvitie tende à se fixer. C'est à
ce moment là que le médecin peut être plus généreux
dans ses indications, tout comme dans ses propositions de traitement.
Il peut paraître paradoxal
que ce soit aux sujets plus jeunes, qui demandent beaucoup plus,
à qui finalement on donne le moins. Mais il en est ainsi.
Une longue consultation au cours de laquelle on fournit des explications
détaillées permet de leur expliquer les raisons d'une
telle stratégie. En règle générale,
ce discours est toujours com¬pris et bien reçu du fait
qu'il tient compte de l'avenir de l'individu et pas seulement de
son présent.
Voyons maintenant ce qu'il en
est plus exactement de la transplantation des che¬veux dans
trois groupes distincts d'individus: les hommes jeunes, les hommes
d'âge mûr et les femmes.
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