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MONSIEUR L., RESTAURATEUR (TÉMOIGNAGE)
je m'appelle Michel, j'ai 57 ans et j'ai toujours
vécu une vie active et trépidante. Depuis toujours,
je suis attentif à mon image, car selon moi, elle reflète
ce que l'on transmet aux autres. Cela me permet d'entrer plus facilement
en contact avec les autres et de réaliser des objectifs que
je me suis fixés ou que je cherche à atteindre.
Comme tout homme, j'avais une chevelure normale et
relativement abondante. Puis, vers la cinquantaine, les tracas et
le stress ont brusquement précipité l'éclaircissement
naturel de ma chevelure qui s'est transformé en une véritable
chute de cheveux, augmentant ainsi mon front, et me vieillissant
d'une façon spectaculaire. Je n'étais pas préparé
à une telle épreuve et, sur le plan psychologique,
j'étais démoralisé et désarmé.
Que fallait il faire? Tout d'abord, j'ai subi et j'ai commencé
à me résigner. Puis, j'ai eu un sursaut et c'est là
que ma quête a commencé, jalonnée de lotions,
de traitements, de massages, de potions, le parcours du combattant,
bref, le Moyen Âge, avec, à la clé, la désillusion.
Et puis un jour, au hasard de mes lectures, une information
m'a interpellé: la microgreffe de cheveux! Ses propres cheveux
remis au bon endroit, et ce d'une façon définitive,
puisque les cheveux prélevés puis repiqués
ont une constitution et une structure différente de ceux
du dessus de la tête. Ils sont éternels. Je fantasme!
Voilà donc la solution! Ma solution! oui sûrement,
mais qui peut pratiquer ce genre de magie, concrétiser ce
merveilleux espoir, redonner la vie sur un support désert?
Alors commence le pénible périple. Des
praticiens, j'en vois, je les écoute. J'apprends qu'il existe
des techniques différentes, mais qui m'apparaissent rapidement
barbares, au vu des explications qui me sont fournies, en outre:
bandes de peau chevelues recousues sur le dessus du crâne,
rapprochement des côtés latéraux du crâne
et coutures.
Et que dire de la technique du ballonnet, une horreur
médicale. Sous le cuir chevelu, on glisse des ballons que
l'on gonfle petit à petit et qui détendent la peau.
Puis, l'excédent est tranché, et recousu, etc. Bonjour
les supplices. J'en frémis encore!
Commentaires
Le témoignage de Monsieur L. se poursuit par
l'évocation de son expérience de microtransplantation
dans des termes élogieux qui n'ont pas à être
communiqués, mais qui retranscrivent la conclusion heureuse,
comme il le dit lui même, de son parcours du combattant. Ce
témoignage est représentatif de ce que vit l'immense
majorité des personnes atteintes d'alopécie. Il pose
le problème du choix d'une technique plutôt qu'une
autre, d'un médecin plutôt qu'un autre, et souligne
combien ce choix est souvent difficile à faire.
Ce patient, loin d'être totalement dégarni,
présentait un éclaircissement au niveau du vertex,
ainsi qu'un creusement important des golfes, ce qui l'empêchait
de se coiffer comme il avait l'habitude de le faire jusque là.
Ce cas, particulièrement intéressant, démontre
qu'il est aujourd'hui possible d'implanter des cheveux dans des
régions encore chevelues, sans abîmer les cheveux restants,
ce qui est évidemment capital. Il prouve aussi que l'on peut
réaliser de nombreuses séances, quand le terrain s'y
prête. Ici, ce patient a été l'objet de trois
séances de microtransplantation de cheveux sur une période
de trois ans, à raison d'une séance par an, qui ont
permis de redonner à la bordure frontale un aspect s'approchant
au plus près de l'implantation naturelle, comme l'illustrent
les photos ci après.
Bien que la photo préopératoire n'ait
pas été prise sous le meilleur angle, et qu'elle ne
dégage pas l'aspect initial dégarni des golfes et
de la bordure frontale, il était tout de même intéressant
de la publier, avec son autorisation, et je l'en remercie chaleureuse¬ment,
afin de présenter un résultat à la hauteur
de l'ambition que les praticiens mettent à réussir
leur travail.
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