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MONSIEUR G., CHIRURGIEN-DENTISTE (TÉMOIGNAGE)
J'ai 45 ans, toutes mes dents mais pas tous mes cheveux.
Mon surnom: chaussée aux moines!
Suite aux recommandations d'une amie, le rendez vous
est pris pour une microtransplantation. De 9 heures à 13
heures, je suis pris en main par le docteur et ses charmantes collaboratrices.
Un seul reproche, le siège est un peu dur. Sinon, j'ai l'impression
totale que l'on travaille sur quelqu'un d'autre. Le tout se déroule
dans une atmosphère très détendue. Retour à
la chambre à 13 heures. Une demi heure plus tard, après
une collation des plus sympa, je reviens chez moi à pied!
Le lendemain, je travaille comme si de rien n'était.
La seule personne à s'apercevoir des implants est mon assistante
qui a l'habitude de voir le panorama quotidien de mon crâne.
Un seul désagrément: la cicatrice m'empêche
de poser correctement ma tête sur l'oreiller.
Trois mois plus tard, les premières repousses
arrivent, ce qui m'encourage à entreprendre la deuxième
séance. L'intervention a lieu à 14 heures: 700 implants.
Je sors à 19 heures. À 21 heures, je suis attendu
à une soirée d'anniversaire de mon voisin. Je m'y
rends sans aucun problème et surtout sens ressentir la moindre
douleur.
Relâche pendant un an. Les complexes s'envolent;
la coiffure s'organise nettement. Puis je me redécide pour
une nouvelle séance, la troisième. Je me présente
à 9 heures du matin pour la microtransplantation de 500 implants.
La routine. La position du patient a changé, le confort est
amélioré. La séance dure quatre heures. À
15 heures, retour au travail en moto et sans casque. Pas d'antalgiques,
pas de traces, pas de gonflement. Le bonheur. J'attends avec impatience
la quatrième séance pour achever le « chef d'oeuvre
> et faire encore plus de jaloux.
Commentaires
Monsieur G. relate ici son expérience à
la manière d'un reporter. Homme pressé, sûr
de lui et surtout décidé à faire ce qu'il faut,
il a parfaitement su gérer ses différentes séances,
sans que cela ne gêne en rien le déroulement de sa
vie de tous les jours. En cela, il confirme qu'il est tout à
fait possible de reprendre immédiatement ses activités
suite à une séance de transplantation.
Quant à sa calvitie, il est vrai qu'elle a
nécessité plusieurs séances, et ce, en raison
de la surface chauve considérable à couvrir.
Il est bien sûr toujours possible d'envisager
une séance de moins, en réalisant des interventions
toujours plus conséquentes. Mais il ne faut jamais perdre
de vue que cette opération implique une anesthésie
locale et que certains patients ne peuvent supporter d'être
immobilisés trop longtemps sur un fauteuil. C'est notamment
le cas de ces hommes au rythme de vie très intense, pour
lesquels il faut savoir faire le maximum en un minimum de temps.
Il s'ajoute à cela d'autres contraintes telles les doses
d'anesthésie locale à ne pas dépasser, mais
aussi et surtout l'impérative nécessité de
garder des réserves de cheveux pour l'avenir, afin de pouvoir
traiter une calvitie qui continue d'évoluer.
Trop nombreux sont les patients qui s'imaginent qu'après
40 ans la chute de cheveux s'interrompt. C'est ignorer grandement
les choses, et c'est encore et toujours au médecin de leur
rappeler quelques grandes vérités qui ne font pas
toujours plaisir à entendre.
témoignage
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