LA TRANSPLANTATION DE CHEVEUX CHEZ L'HOMME MUR
La transplantation de cheveux chez l'homme
mûr est bien plus facile à envisager, pour la simple
et unique raison qu'à partir de la cinquantaine, la calvitie
a atteint un certain niveau de stabilité et qu'elle n'évolue
plus, ou évolue lentement et progressivement. A cet âge,
l'examen renseigne assez précisément sur les éventuels
risques d'aggravation.
Une calvitie de grande importance
(stade VI ou VII de Hamilton) débute, sauf cas exceptionnel,
vers l'âge de 18 ou 20 ans. La chute des cheveux est alors
intense et se produit souvent dans un laps de temps très
court, sur une période de trois à cinq ans. Lorsque
l'homme atteint l'âge de 25 ou 30 ans, sa calvitie tend alors
à se fixer. Il ne reste alors qu'une petite couronne qui
ne permet d'envisager que très rarement un traitement par
microtransplantation. Dans certains cas, une excellente densité
au niveau de la zone donneuse autorise que l'on réalise une
à deux séances au grand maximum. Dans ce cas, 99 %
des patients choisissent l'implantation des cheveux au niveau de
la zone frontale haute et du vertex. Ne pouvant être traitée,
la région de la tonsure reste dégarnie.
Une calvitie de petite ou de
moyenne importance doit être considérée, à
partir de l'âge de 45 ans, comme pouvant évoluer à
long terme, mais à un rythme plus lent. Suivant la hauteur
de la couronne et la densité au niveau de la zone donneuse,
il est possible de réaliser de deux à huit prélèvements
qui permettent de traiter en totalité la surface chauve.
Une calvitie isolée de
la zone frontale peut être corrigée en deux séances
de transplantation étalées dans le temps, conformément
à ce que souhaite le patient. La taille du prélèvement
dépend de la surface chauve à traiter et de l'estimation
qui est faite de la possibilité de voir apparaître
une tonsure dans les mois ou les années subséquentes.
L'examen permet de poser un pronostic fiable et réduit au
maximum les risques d'erreur, sachant qu'une calvitie parfaitement
circonscrite à cette région offre des possibilités
immenses de traitement, notamment pour les patients désireux
de retrouver une densité importante, grâce à
des séances supplémentaires. Dans ce dernier cas,
les résultats obtenus s'approchent plus que jamais d'une
certaine perfection. La bordure frontale peut être dessinée
en position plus basse qu'à l'habitude, si tel est le souhait
des patients, et les golfes peuvent être comblés.
Une calvitie de la zone frontale
associée à une tonsure, peut, elle aussi, être
traitée en totalité et en une séance, à
condition que le patient dispose d'une belle hauteur de couronne
et d'une belle zone donneuse. Cette première séance
peut être complétée d'une seconde séance,
dans les mois ou les années suivantes, ce qui augmentera
la densité. Si, au contraire, (examen révèle
des signes évidents d'aggravation au niveau des bords supérieurs
de la couronne, la stratégie mise en place est plus prudente.
Par exemple, on prévoira quatre séances étalées
dans le temps, soit deux au niveau de la zone frontale et deux au
niveau de la tonsure, et ce, toujours dans la limite du stock disponible.
Dans cette hypothèse, la bordure frontale est implantée
en position plus ou moins haute de sécurité et la
tonsure comblée partiellement, dans sa partie la plus antérieure.
Une calvitie isolée de
la tonsure, sans signes objectifs de dégarnissement de la
pointe frontale, permet de proposer au patient une stratégie
de deux à quatre séances ou plus, selon son désir
et les possibilités qu'offre sa zone donneuse.
Dans certains cas, il arrive
que la calvitie ne se révèle vraiment qu'à
partir de la quarantaine. Il est rare, mais pas impossible, d'observer,
à terme, de très importantes chutes de cheveux. C'est
pourquoi le praticien est, en général, généreux
dans ses indications. Malgré tout, dans ces cas d'éclaircissement
frontal ou tonsurai tardif, il est toujours préférable
d'adopter une stratégie progressive.
|